La famille de l'auteur Première génération Le premier représentant de la famille mentionné dans une source écrite est Klesgen (Nicolas) Lannersch qui fait baptiser son fils Hans Jacob (Jean Jacques) le 30 mars 1679 à Holzthum (ORIGINE) . Il a habité la ferme du château de Schuttbourg à Holzthum dont l'emplacement est encore connu de nos jours. Entre 1679 et 1703 on note 14 baptêmes d'enfants dont le père est un Nicolas Lanners, le prénom apparaissant sous 3 formes : Klesgen, Niclas, Niclasen et le nom de famille sous 5 formes : Lannersch, Lannesch, Lanners, Landes et Lannes. Le mot « Hoof », ferme, est associé plusieurs fois au nom Lanners, ce qui confirme la domiciliation du père à la ferme de la Schuttbourg. Le nom de la mère n'est jamais cité, son prénom une seule fois : Catrein, soit Catherine. En raison de 4 naissances enregistrées entre février 1698 et mars 1700, il faut admettre l'existence de 2 familles Lanners Nicolas à Holzthum. Des descendants ne sont connus que pour 2 enfants : Hans Jacob né en 1679 et Johannes né en 1699. Deuxième génération Hans Jacob (Johannes Jacobus) Lannersch a donc été baptisé (et né puisque le baptême était toujours administré le jour même de la naissance) le 30 mars 1679 en la chapelle de Holzthum située à côté de la ferme où résidaient ses parents. Le parrain est Joannes Jacobus Schaub, administrateur du château de Schuttbourg pour le compte du propriétaire de Humyn qui résidait à Bastogne. Schaub se dit dans le bail pour la ferme de Holzthum de 1681 (SCHUTTBOURG) « reformierter Rittmeister », donc capitaine de cavalerie protestant. Son titre et son appartenance religieuse situent son origine en Allemagne outre-Rhin et on peut se demander s'il est resté au Luxembourg lors du passage d'une armée pendant la Guerre de Trente Ans. Hans Jacob épousera Angela Cariers de la vouerie des Cariers/Karchers/Karres de Hoscheid vers 1705 et le couple aura 5 enfants, dont Michel né vers 1706. C'est un homme instruit qui sait très bien écrire et qui exerce la fonction d'échevin de la justice féodale de Bourscheid (Hochgerichtsschöffe). Dans cette qualité il a apposé sa signature sous maints documents. Un contrat de mariage est conclu le 11.4.1737 devant le notaire Prommenschenkel de Diekirch entre les époux Niclas Hoschet-Maria Schreyer de Hosingen et les époux Hans Jacob Caries alias Lanners-Engell (Angela) Caries de Hoscheit au sujet du mariage de leurs enfants Johan Hoschet et Susanna Caries alias Lanners. En l'absence d'un acte de mariage de Hans Jacob et de Angela, l'agencement des noms de ce document confirme le fait que Hans Jacob, originaire de Holtzthum, est entré comme gendre dans la famille Caries/Cariers de Hoscheid dont il a pris le nom tout en gardant le sien. Son épouse est qualifiée de Cariers seulement, tandis que leur fille porte les deux noms. Nom et qualité de Hans Jacob dans le corps du texte du contrat de mariage du 11.4.1737 :  | | ANL MCN 5595 Ph. J. Prommenschenkel Photo 008.jpg Claude Loesch Mail 6.11.2009 | ... dem wohl achtbaren hans jacob Cariers alias Lanners von Hoschet respective Hochgerichts- schöffen der herrschaft bourscheit, undt der wohl achtbaren (rayé !!) Engell Cariers Eheleuten .... La signature sous ce document est en même temps la première signature autographe connue d'un Lanners :  | | ANL MCN 5595 Ph. J. Prommenschenkel Photo 007.jpg Claude Loesch Mail 6.11.2009 | 2e ligne: hans jacob karres alias lanners hand + zeichen Engell Cariers (qui donc ne sait écrire) La date de décès de Hans Jacob Lanners n'est pas connue. Il était en vie encore en 1754 puisqu'il a contresigné un acte du notaire Jean Georges Bernard de Wiltz :  | ANL MCN 2188 Acte Jean Georges Bernard Wiltz 2.9.1754 Photo 7529 Claude Lanners 11.5.2010 | Il avait alors l'âge remarquable pour l'époque de 75 ans. Apparemment il était encore en bonne forme car sa main n'était point tremblante et on ne voit guère de différence entre les deux signatures apposées en 1737 et 1754, donc à 17 années d'écart.  | 1737 |  | 1754 | A noter l'abandon du co-nom Karres en 1754. Karres, Karers, Kariers, Caries, Cariers, Carigers, Karchers sont différentes variantes du nom de la vouerie à Hoscheid de laquelle était issue l'épouse de Hans Jacob et que le couple habitait manifestement. En 1730 et en 1732, Hans Jacob avait encore signé Karers et Karres, sans mentionner Lanners. Il paraît donc que le gendre s'est « émancipé » peu à peu et son patronyme s'est imposé dans la vie de tous les jours, la maison gardant toutefois le nom d'origine. Les 5 enfants du couple nés entre 1706 et 1718 avaient d'ailleurs été baptisés sous le nom du père, pour deux d'entre eux avec l'ajoute Carigers et Cariers. La vouerie (Vogtei) Carigers existe d'ailleurs encore de nos jours. C'est la maison no 46, Haaptstrooss à Hoscheid, au centre du village en face de la bifurcation de la route vers Merscheid, propriété en 2010 de la veuve Roby Burg-Godart. Elle a évidemment été transformée au cours des siècles, mais il est bien possible que quelques murs ou fondations datent de l'époque de Hans Jacob. Dans les archives de Bourscheid, la vouerie Carigers est citée pour la première fois vers 1450 (François Schroeder). Dans le dénombrement des feux de 1604, un Karichers Theis est cité, en 1623 Kargers Johann, Ackersmann, en 1656 Karchers Leonard. (BNL, Nic. Bosseler, Hoscheid auf der Strass, 1978)  | La vouerie Cariers en 2010, 46 Haaptstrooss à Hoscheid, propriété de Madame veuve Roby Burg-Godart. Photo IMGP7555.JPG Claude Lanners 14.6.2010 | Troisième génération Michel Lanners est né vers 1706, probablement à Hoscheid comme ses frères et sœurs. Nous ne connaissons ni la date de son mariage avec Agnes Funck, ni sa date de décès. Pourtant il n’est point un personnage fantôme, car nous le rencontrons une première fois dans un acte de donation/succession dressé par le notaire Jean Georges Bernard de Wiltz le 7 mars 1750 à Hoscheid « Hoschet auf der Strassen ». Dans cet acte, les époux Petrus Pickar et Magdalena Schancken transmettent à leur fille Catherine et à son futur époux Jean Nicolas Lanners, fils légitime de Michel Lanners et d’Agnes Funck, leur demeure, la « Schancken Behausung » ( la Schancken Vogtei-vouerie à Hoscheid). Après la conclusion du mariage, les jeunes époux résideront dans la maison avec les parents de Jean Nicolas et leurs autres 4 enfants. Cette cohabitation se fera sous la régie de Michel Lanners, alors que les affaires de ménage seront gérées « pacifiquement » entre les 3 femmes « solche friedlich unter drey Weibern observiert und geübt werden ». Les époux Pickar-Schanck, qui ont agi apparemment sous pression financière « umb dem gänzlichen Ruine vorzukommen », continuent également à vivre dans la maison et l’acte stipule les obligations des héritiers à leur égard. Voici la dernière page de l’acte avec les signatures :  | | ANL MCN 2186/87 Jean Georges Bernard Wiltz Akt 1073 Schenkungsakt Pickard-Schancken-Lanners 7.3.1750 Hoscheid S.3 | Transcription: … achtbaren pauli wagener von alhier Hochgerichtsmeyer zu burscheit und Jois Richardi Bernard von wiltz als gezeug so geschehen? zu Hoschet auf der strassen ahm 7 marty 1750 peter pickar Hand X zeiche magdalena schancken Hand X zeichen Michlen Lanners Hand X zeichen m. agnetis Funck Bartholomeus Landers J. n. Landers Hand X zeich petri Schancken Hand X zeich Catharina Schancken Hans Jacob lanners Modo karres testis p. wagener testis J R Bernard Ita attestor ? ut req(ues)tus J(ean) G(eorges) Bernard Cet acte est signé, de main propre ou par l’apposition d’une croix, par une belle brochette de représentants de notre famille, intervenant directement ou indirectement dans cet acte de donation/succession : - Peter Pickar et Magdalena Schanck(en), les cédants,
- leur fille Catharina Schancken et son futur époux Jean Nicolas Lanners, les bénéficiaires directs de la succession,
- Michel Lanners et Agnes Funck, les parents de Johannes Nicolas Lanners auxquels est concédé le droit d’emménager également dans la maison Schanck avec leurs enfants dont Bartholomeus,
- et finalement Hans Jacob qui signe Lanners modo (ou) Karres, le nom de la maison de son épouse. Il n’a pas été mentionné dans le corps de l’acte et il a probablement signé en sa qualité de père de Michel, peut-être aussi en sa qualité d’échevin de la seigneurie de Bourscheid. La belle signature de Hans Jacob a déjà été relevée plus haut, tandis que son fils Michel ne sait pas écrire.
La cohabitation scellée dans l’acte ci-dessus s’explique par l’état d’indigence d’au moins certains des intervenants, mais on peut imaginer les difficultés pratiques de la vie de tous les jours de 9 personnes de 2 familles et de 2 générations dans une maison sans doute modeste et exiguë. Aussi paraît-il qu’elle n’a pas tenu longtemps. En effet, Michel Lanners et Agnes Funck habitent à Schlindermanderscheid en 1761 lors du mariage de leur fils Michel et nous les y rencontrons aussi dans le recensement organisé en 1766 par l’impératrice Marie-Thérèse pour connaître les propriétés et revenus de ses sujets. Michel demeure à Schlindermanderscheid dans la paroisse de Brandenbourg avec son épouse Agnes Funck et leur fils Jean Quirin âgé de moins de 16 ans et il est qualifié de manœuvre. Vit sous le même toit Michel Lanners, un autre fils et notre ancêtre, avec son épouse Marie Flick, originaire de Schlindermanderscheid.  |  |  | | ANL Rpop A 09, Recensement 1766, Schlindermanderscheid ; Photocopie François Schroeder ; Scan Image1-279 Claude Lanners | Le recensement de 1766 fournit la dernière trace des époux Michel Lanners et Agnes Funck dont nous disposons pour le moment. Quatrième génération Michel Lanners est né le 14.1.1735 à Consthum. Le 29.11.1761, il épouse à Schlindermanderscheid Anne-Marie Flick, originaire de cette localité.  | ANL RP 49 N Brandenburg Vol. 2 p. 133 M Lanners Michael-Flick Maria 29.11.1761 Schlindermanderscheid Photo Claude Lanners Image1-199 12.12.2009 | Le couple vivra à Schlindermanderscheid en 1766, sous un toit avec les parents de Michel, comme en témoigne l’extrait du recensementde 1766 reproduit plus haut et le couple n’avait pas encore d’enfants. Michel est « mannoeuvre », donc journalier sans terres propres. 2 enfants naisssent à Schlindermanderscheid vers 1767, Quirin et Théodore. En 1781, la famille habite à Unterschlinder, dans la vallée irriguée par le ruisseau Schlinder en contrebas de Schlindermanderscheid, où naît un fils Nicolas. Après le mariage de Quirin en 1791 avec Marguerite Hennes à Kehmen, elle déménage apparemment à Kehmen où Michel Lanners meurt le 22.11.1795 et Anne-Marie Flick le 16.4.1801. Ci-dessous une vue de Schlindermanderscheid sur la carte Ferraris dessinée vers 1770, donc à l’époque où nos ancêtres y vivaient. A droite les 5 maisons du hameau de Unterschlinder qui est cité dans l’acte de mariage de Quirin comme son domicile.  | | Bibliothèque Royale de Belgique, Carte Ferraris 1770 Schlindermanderscheid | Cinquième génération Quirin Lanners est né vers 1767 à Schlindermanderscheid. Un acte de baptême n’existe pas, mais la date approximative et le lieu de naissance de Quirin peuvent être déduits du recensement de 1766 cité plus haut dans lequel il n’est pas encore mentionné. Le 12.4.1791 il épouse à Kehmen Marguerite Hennes, née en 1774 à Kehmen et fille de Pierre Hennes et d’Eve Knell:  |  | | Familysearch Record Search Bourscheid NMD 1778-93 Image 176 Claude Lanners 7.7.2010 | … .. Quirinus Lanners, fils légitime des époux Michael Lanners, cultivateur et Anna Maria Flick, originaire de Manderscheid et habitant maintenant dans la vallée appelée Schlinder, … et Margaretha Hennes, fille légitime de Petrus Hennes, tailleur et de Eva Knell originaire de Kehmen, …. Ni Quirin ni son père ne savaient écrire et signaient par une croix, contrairement à l’épouse et à son père dont la signature traduit une main bien adroite. Peut-être que cette dextérité manuelle est en relation avec la profession de Pierre Hennes : « sartor » tailleur. Quirin est lui-aussi tailleur, comme nous l’apprenons dans l’acte de naissance du premier enfant Pierre en 1792. Y a-t-il un lien entre la profession de Quirin et celle de son beau-père ? On peut supposer que Quirin, dont les parents étaient suivant les sources soit journaliers soit cultivateurs, est allé apprendre le métier de tailleur chez Pierre Hennes à Kehmen, une localité sur la hauteur au-dessus de son hameau Unterschlinder, et qu’il a gagné les faveurs de la fille de la maison. Lors du mariage,elle n’avait que 17 ans, ce qui a d’ailleurs nécessité une dispense épiscopale. Pierre Hennes est ainsi le fondateur de la tradition de tailleur dans la famille qui continue aujourd’hui dans la septième génération avec Serge Lanners à Ettelbruck. Quirin Lanners et Marguerite Hennes ont vécu à Kehmen où 5 enfants sont nés, dont 3 ont vécu à l’âge adulte : - Pierre Lanners, notre ancêtre est né le 15.10.1792.
- Elisabeth Lanners est née le 22.6.1795 et a épousé Pierre Wagner en 1825.
- Michel Lanners est né le 7.12.1797 et il a épousé en 1823 Suzannne Schroeder à Heiderscheid. Michel était tailleur lui-aussi et ses descendants ont continué le métier à Luxembourg-Ville jusqu’avant la 2e Guerre Mondiale.
Quirin meurt prématurément à l’âge de 34 ans le 17.9.1801 à Kehmen, laissant une veuve avec 5 enfants âgés de 18 mois à 9 ans. Marguerite Hennes s’éteint le 22.5.1824 à Niederfeulen « im Hause Bechschneider », sans doute la maison de son fils Pierre, tailleur. Sixième génération Pierre Lanners est né le 15.10.1792 à Kehmen comme nous l’apprenons de l’acte de baptême rédigé dans un latin exquis par le curé Kneip de Bourscheid :  | Familysearch.org/record search Bourscheid NMD 1778-93 Im.185 N Lanners Peter 15.10.1792 Claude Lanners 7.7.2010 | 1792 En l’an du Seigneur mil sept cent quatre-vingt douze le quinze octobre durant le quadrant du matin avant cinq heures est né à Kehmen, paroisse de Bourscheid, d’un sein légitime, et a été baptisé le même jour à l’église paroissiale du lieu déjà mentionné par le révérend Mersch, primissaire à Bourscheid, Petrus Lanners, fils légitime de Quirinus Lanners, tailleur, et de Margaretha Hennes, époux … Note : A lire l’acte, le pauvre Pierre né le matin à Kehmen a été acheminé pendant la journée à Bourscheid pour le baptême ! On peut se demender pourquoi le baptême n’a pas été administré à Kehmen où il y avait aussi une église, d’autant plus que l’officiant a été le primissaire, c’est-à-dire le desservant en charge de la première messe du matin, espèce de chapelain et prêtre de deuxième classe. Pierre épouse le 6.10.1824 à Feulen Barbe Schartz, née le 8.1.1801 à Dellen :  | | Familysearch.org/record search Feulen M 1818-1890 Image 71 M Lanners P.-Schartz B. Partie 1 | …Petrus Lanners Schneider, alt dreyssig drey Jahre, gebürtig zu Kehmen im Canton Diekirch den fünfzehnten des Monats Octobre im Jahr tausend sieben hundert neunzig zwey wohnhaft zu Niderfeulen … und die Barbara Schartz, alt zwanzig drey Jahre, gebürtig zu Dellen den siebenzehnten Brumaire zehntes Jahr der franken republique wohnhaft zu Niderfeulen …  | | Familysearch.org/record search Feulen M 1818-1890 Image 71 M Lanners P.-Schartz B. Partie 2 | Barbe Schartz ne savait écrire « die gattin hat sich schreibens unerfahren erklärt ». La signature de Pierre ne manque pas de rappeler celle de sa mère lors de son mariage. Pourquoi Pierre et Barbe se sont-ils mariés et installés à Feulen, alors que ni l’un ni l’autre n’était originaire de cette commune ? Pour Barbe au moins, l’acte de mariage peut fournir une explication. En effet, sa mère est née à Niederfeulen et son oncle Jean Welter y vit. Cet oncle figure comme premier témoin dans l’acte de mariage et le domicile de Barbe est également Niederfeulen. Il est donc probable que Barbe ait vécu auprès de son oncle, sa mère étant d’ailleurs décédée en 1804 alors qu’elle n’avait que 2 ans. Quant à Pierre, il a lui-aussi son domicile à Niederfeulen au moment du mariage, ce qui implique qu’il y habita depuis un certain temps. Sa mère Eve Knell est décédée à Niederfeulen 6 mois avant le mariage dans la maison « Bechschneider », sans doute chez son fils. Un autre témoin au mariage est Joseph Recht, 23 ans, tailleur, originaire de Brandenbourg et également domicilié à Niederfeulen. Comme il est le cadet de Pierre de 10 ans, on peut supposer qu’il est son compagnon et que Pierre était déjà installé à Feulen depuis un bon moment. Les raisons de son choix pour Feulen restent dans l’obscurité : N’y avait-il pas de place pour lui à Kehmen ? Son beau-père Pierre Hennes était pourtant déjà décédé en 1818 et ses beaux-frères Pierre et Georges Hennes âgés alors de 13 et 10 ans étaient encore en apprentissage. Feulen étant plus peuplée que Kehmen, avait sans doute l’avantage d’une clientèle potentielle plus grande. On notera à cet égard que les deux Feulen comptaient en 1839 1171 habitants, un chiffre qui baissera fortement au cours des décennies jusqu’à 723 en 1970 et ne sera atteint à nouveau qu’en 1991 avec 1169 habitants. L’acte de mariage de Pierre nous fournit également la première trace manuscrite d’un de nos ancêtres depuis 4 générations : en effet, ni le fils Michel de Hans Jacob Lanners, dont nous avons relevé la signature presque calligraphiée plus haut, ni son petit-fils Michel, ni son arrière petit-fils Quirin ne savaient écrire. Pierre et Barbe habiteront dans une maison située en bordure de la route de l’époque qui menait à Heiderscheid, l’actuelle Rue Belle-Vue, avec un grand jardin à l’arrière. Nous ne savons pas pour le moment à quelle date le couple a fait l’acquisition de cette propriété. Une recherche afférente reste à faire dans les actes notariés déposés aux Archives Nationales à Luxembourg, réunis dans le fonds Minutier Central des Notaires MCN. La recherche est compliquée par le fait que nous ne connaissons pas la date de la transaction qui s’est passée probablement entre 1820 et 1830, ni le nom et le lieu de résidence du notaire qui a officié, probablement à Ettelbruck, sans que Diekirch soit exclu.  | | ANL Cadastre 1825 Niederfeulen - Photo 5447 Claude Lanners 5.12.2005 | Cette maison restera dans la propriété de la famille jusque vers 1930. Pierre, veuf depuis 1861, y habitera toute sa vie, à partir de 1864 dans le ménage de sa fille Anne-Marie qui épousa en 1864 Théodore Majerus, cordonnier. Pas de surprise donc que dans le recensement de 1875 (ANL), la maison porte le nom de « Schneiderschuster ». Elle sera occupée vers 1898 par le couple Jean Moris-Elisabeth Majerus, cette dernière étant la fille d’Anne-Marie Majerus-Lanners. Après le décès des 2 enfants Théodore (1931) et Joseph Moris (1926). la maison qui portait toujours le nom « Schnädder Jang » a été achetée par le voisin Nicolas Wagener (« Pieren »). (Fanfare Feulen 1977, Jos. Reis, p.196). L’auteur se rappelle qu’elle existait encore sous forme de ruine pendant les années 1950 et elle a été démolie ensuite.  | | ACT Cadastre 1840 Niederfeulen - Photo 5475 Claude Lanners 13.12.2005 | En 1838, une route moderne fut construite entre Ettelbruck et Heiderscheid. Elle s’écartait à Niederfeulen en grande partie du tracé ancien qui remontait probablement à l’époque romaine et elle coupait carrément en deux la propriété de la famille Pierre Lanners-Schartz. La configuration de la propriété de Pierre Lanners après la construction de la route, qui est illustrée sur l’extrait de plan ci-contre, se retrouve sur la liste des propriétaires: le grand jardin a été coupé en deux avec une petite parcelle no 140 de 0,70 a derrière la maison et une nouvelle parcelle 140-2 de 6,10 a de l’autre côté de la route.  | | ACT Niederfeulen Liste des propriétaires vers 1840 - Photo 5492 Claude Lanners 13.12.2005 | Sur la parcelle 140-2 les Lanners vont construire la maison No 58, Route de Bastogne dont l’encadrement de la porte révèle l’année de construction : 1862. Elle abritera pendant plus de 100 ans l’atelier de tailleur. Nous ne savons pas avec certitude qui a été le bâtisseur de la maison. Le projet a probablement été réalisé par 2 générations ensemble: Pierre Lanners 1792-1878 a sans doute fourni le terrain qui lui appartenait (acte à rechercher), mais vu les âges des intervenants, on peut admettre que la cheville ouvrière était Jean Lanners 1831-1889 qui a épousé en 1864 Anne-Marie Catherine Faber. C’est cette famille et ses descendants qui habiteront la maison. Les limites de cette propriété familiale séculaire sont encore visibles sur le plan cadastral actuel reproduit ci-contre. La partie arrière de la maison qui est traversée par la limite de 1824 a été rajoutée plus tard, sans doute après l’acquisition de la parcelle qui se trouve à droite de la maison. Ci-dessous une vue aérienne de Niederfeulen datant probablement d’avant 1940 et montrant la première maison de la famille où habitait le couple Pierre Lanners-Barbe Schartz ainsi que la maison construite en 1862 le long de la nouvelle route de Bastogne et portant le numéro 58.  | | Feelen gëschter-haut 2009, p.47 - Scan Image1-282 Claude Lanners 15.7.2010 |
 | | Source : National Geographic Maps | L’ancienne maison Lanners coincée dans l’angle aigu formé par l’actuelle Rue Belle-Vue et la Route de Bastogne a disparu de nos jours et à fait place à un espace vert avec souterrain pour piétons et abribus.  | Emplacement de la première maison Lanners de 1824 coin rue Belle-Vue et route de Bastogne vu de la route principale Photo 7368 Claude Lanners 10.12.2009 |
Le couple Pierre Lanners-Barbe Schartz aura 11 enfants entre 1825 et 1846 : 1. Jean Lanners né le 7.7.1825. Dans le recensement de 1847, il est qualifié de « tailleur d’habits », « absent en France pour son état de formation ». Il est présent à Feulen en 1852, mais plus lors des recensements ultérieurs. Selon une information rapportée dans la famille, il aurait eu l’intention d’émigrer aux Etats-Unis et serait mort au cours de la traversée. 2. Catherine Lanners née le 12.9.1826. Elle a épousé Henri Majerus en 1858 et 5 enfants sont nés à Obermertzig. 3. Barbe Lanners est née le 11.12.1827. Elle a épousé François Zenner d’Erpeldange/Ettelbruck en 1858 et le couple a eu 6 enfants. 4. Anne Marie Lanners est née le 13.11.1829. Elle a épousé en 1864 Théodore Majerus, cordonnier, et le couple a eu 2 enfants à Niederfeulen. Leur fille Elisabeth Majerus, née le 5.6.1865, a épousé vers 1898 Jean Moris et ce couple a vécu dans la maison de Pierre Lanners coin rue Belle-Vue et route de Bastogne dont il a été question plus haut. 5. Jean Lanners né le 22.10.1831 est notre ancêtre. 6. Charles Lanners né le 1.12.1833. Il est présent à Feulen pour la dernière fois lors du recensement de 1852 : » Charles, tailleur d’habits, 17 ans, célibataire ». Il a apparemment émigré en France où il s’est marié et a eu un fils Albert. Il serait mort à Paris et le contact avec la famille n’a jamais été rétabli. Tel était l’état d’information début 2010. Entretemps son devenir a pu être reconstitué du moins en partie grâce à des collègues généalogistes du département des Hauts-de-Seine et des archives en ligne de la Ville de Paris. Charles exerçait bien le métier de tailleur à Paris et a épousé en 1863 Léonie Westelynck. 4 enfants naissent entre 1865 et 1877, dont 3 meurent en bas âge. Un fils Albert naît en 1871 et sera tailleur à son tour. Charles décède à Paris 10e Arrondissement en 1893. 7. Catherine Lanners née le 27.1.1836. Célibataire, elle a vécu en 1910 dans la « Kräitzgaass », l’actuelle rue de la Fail. 8. Marguerite Lanners née le 18.3.1838 épouse en 1886 Grégoire André de Niederfeulen. 9. Nicolas Lanners né le 9.10.1840. Comme ses frères, il apprend le métier paternel et nous le trouvons dans les recensements jusqu’en 1858 : « Nicolas, tailleur, 27 ans 6 mois, célibataire ». En 1861 il n’est plus présent. Madeleine Maquil-Lanners, la tante de l’auteur et historienne de la famille, a rapporté que Nicolas avait émigré aux Etats-Unis, qu’il s’était marié et qu’il avait 2 filles restées célibataires dont l’une s’appelait Hélène. En octobre 2009, l’auteur a pu retrouver sa trace dans la « Luxemburger Gazette », le journal publié de 1871à 1918 à Dubuque, Iowa par Nicolas Gonner à l’intention de la communauté luxembourgeoise aux Etats-Unis. Un article du 19.6.1888 relate le décès de Nicolas qui a mis fin à ses jours, laissant une veuve et deux enfants mineurs. Correspondenz Detroit 11.6.1888- Mein lieber Freund Gonner! Es ist eine traurige Nachricht die ich Ihnen diesmal mitzutheilen habe. Sie betrifft die Familie Nikolas Lanners. Seit drei Wochen fühlte Lanners sich nicht wohl, klagte über Schmerzen und Geräusch im Kopfe, ein Leiden das sich von Tag zu Tag verschlimmerte, bis Lanners nicht mehr arbeiten konnte. Vorige Woche fing er an irre zu reden und wähnte sich verfolgt. Dann bekam er die fixe Idee, er müsse mit Frau und Kindern verhungern. Alles Zureden half nichts. Der Mann nennt ein schönes Backsteinhaus und eine Framehaus, aus dem er Rente genug ziehen kann, um eine kleine Familie wie die seine, zu ernähren, sein eigen. Jedoch die Gehirnkrankheit verschlimmerte sich so, dass ihn die Frau bewachen lassen musste. Am 9.Juni, nachmittags um 3 Uhr, als der Wächter ihm die Medizin geben und alles recht glaubte, erklärte Lanners sich wohl und frug seine Frau, ob er obenauf gehen könnte, da es ihm unten zu schwül sei. Kaum war er 10 Minuten oben auf, als dessen Frau ein Geräusch hörte. Nichts Gutes ahnend, stürzte sie sich nach oben hin, doch zu spät. Frau Lanners stiess einen Schrei aus, den man zwei Block hören konnte; sie fand den Gatten todt in einer Blutlache liegend. Er hatte sich den Hals mit einem Rasirmesser, das er von einem Händler mit Schneidewerkzeugen als Hochzeitsgeschenk einst erhalten hatte, durchschnitten. Lanners war eine so treue Seele, wie man sie selten findet, ein leutseliger Charakter, ein Mann, der keiner Fliege wehe thun konnte. Alle Freunde und Bekannte bedauern ihn aufs tiefste und haben das grösste Mitleid mit der so hart getroffenen Familie. Lanners hat gut für die Seinen gesorgt; er war Mitglied der katholischen Unterstützungsgesellscheft, die den Hinterbliebenen der absterbenden Mitglieder $2000 bewilligt; vom Unterstützungsverein No 2 von Detroit, erhält die Familie ebenfalls $575; auch soll er noch anderen Gesellschaften angehört haben, was ich aber nicht bestimmt weiss. Nicholas Lanners war zu Feulen, im Canton Diekirch geboren und war 48 Jahre alt. Derselbe hinterlässt eine trauernde Gattin und zwei unmündige Kinder in behaglichen? Umständen. ANL JXM 459 Lux.Gazette 19.6.1888 5, 1-2 CL 1.10.2009 10. Pierre Lanners né le 23.10.1842 est mort en 1843. 11. Catherine Lanners née le 16.2.1846 a épousé Nicolas Besenius en 1884 et un fils Joseph est né en 1885 à Niederfeulen. Les parents s’éteindront à Niederfeulen, Barbe Schartz le 4.1.1861 et Pierre Lanners le 31.5.1878. Septième génération Jean Lanners est né le 22.10.1831 à Niederfeulen. Il apprend le métier familial et nous le trouvons dans les recensements de 1847 à 1861 à Niederfeulen comme célibataire, « tailleur d’habits », à l’exception de 1851 et 1852 lorsqu’il n’est pas présent : S’était-il absenté pour travailler chez un autre patron dans le but de parfaire sa formation ? La maison 58, route de Bastogne dont il a été question plus haut, est construite en 1862 comme en témoigne l’inscription sur le cadre de la porte. On peut admettre que Jean a pris l’initiative de cette construction, alors que sa mère était décédée en janvier 1861 et que son père Pierre était déjà âgé de près de 70 ans. C’est Jean qui habitera la maison avec sa famille. Il reste à découvrir l’acte de cession du terrain du père au fils. La maison a d’ailleurs été construite en 2 phases, comme en témoigne une fissure verticale dans la façade visible à gauche de la porte d’entrée : la partie droite, dans laquelle se trouvait au rez-de-chaussée l’atelier de tailleur et dans le sous-sol vers l’arrière une étable qui abritait encore une vache vers 1950, a sans doute été rajoutée plus tard, probablement par Jean-Pierre Lanners.  | | Maison Lanners 58, Route de Bastogne - Photo 5641 Claude Lanners 17.4.2006 |  | | Détail du cadre de la porte avec l'inscription « 1862 » | Jean épouse le 28.4.1864 à Feulen Anne-Marie Catherine Faber qui était née le 6.9.1833 à Reckange/Mersch. Ci-dessous un extrait de l’acte de mariage :  |  | | Familysearch.org/record search Feulen M 1818-1890 Image 490 | Dans l’acte, le père de l’épouse, Nicolas Faber, est qualifié de « Schankwirth », cafetier. C’était probablement une activité accessoire, car lors de son mariage et lors de la naissance de ses enfants il était tailleur. La question se pose à nouveau si les jeunes mariés ont fait connaissance lors d’un passage de Jean dans l’atelier de son futur beau-père pour se perfectionner dans son métier, tel que nous pouvons le supposer pour son grand-père Quirin. Détail curieux, le mariage a été célébré à 7 heures du matin, le 28 avril ayant été un jeudi. Qui a bien pu insister sur cette heure inhabituelle, à une période de l’année ou ni les fêtes religieuses (Pâques était le 27.3) ni les travaux champêtres ne fournissent une indication. Ni d’ailleurs la profession du bourgmestre qui était notaire. Vérification faite, 4 mariages ont été célébrés ce matin-là, 2 autres à 8 heures et le 4e à 9 heures. Ont été mariés à 8 heures Anne Marie Lanners, sœur de Jean, et Théodore Majerus, le couple qui habitera la maison familiale des parents avec le père Pierre, veuf depuis 1861. On remarquera que l’acte a été rédigé entièrement à la main : les formules imprimées étaient donc déjà épuisées en avril. Manque de prévoyance du secrétaire ou esprit d’économie, le papier timbré étant payant ? A la décharge de l’administration communale il faut relever que 1864 était une année record du point de vue des mariages : 16 en 1863, 22 en 1864, 12 en 1865 et 14 en 1866. Le couple Jean Lanners-Anne Marie Catherine Faber aura 6 enfants : 1. Jean Pierre Lanners, né le 16.4.1865, le grand-père de l’auteur ; 2. Nicolas Lanners (Descendants) né le 1.4.1867. Il apprend le métier de tailleur et s’installe à Mertzig où il épouse Suzanne Kies. Son fils Nicolas « Emile » fondera le magasin de vêtements Lanners d’Ettelbruck géré aujourd’hui par ses petits-enfants Danielle et Serge Lanners. 3. Catherine Lanners née le 27.2.1870 meurt à l’âge de 4 mois. 4. Anne Lanners (Descendants) née le 4.6.1872 épouse en 1895 à Asnières près de Paris le frère de sa belle-sœur, Nicolas Threinen de Beckerich. Le couple a exploité différents restaurants à Paris, entre autres au Théatre Sarah Bernhardt à la Place du Châtelet. A la suite d’un accident chirurgical, Nicolas a été paralysé des jambes et le couple s’est retiré à Diekirch. L’auteur est en contact avec leur petit-fils Jacques Threinen né en 1932 qui vit à Noisy-le-Sec.  | | Photo IMGP5811.JPG Claude Lanners 18.8.2006 | 5. Marguerite Lanners née le 12.10.1874 est restée célibataire et vivait en 1900 à Levallois-Perret, probablement dans le ménage de sa sœur Anne. Elle est décédée en 1942 à Diekirch. 6. Catherine Lanners (Descendants) née le 19.9.1880 épouse en 1905 Pierre Goebel de Bastendorf, après avoir passé 5 années à Paris comme femme de chambre. Le couple s’installe à Diekirch où il exploite un café au Bamerdal. Leur fils Fernand a repris le café familial et sa fille Christiane s’investit également dans la généalogie. Leur fille Berthe a épousé Louis Wolff et a exploité un café sur l’Esplanade à Diekirch. Leur fils Frank, vétérinaire de profession, a été membre de la Chambre des Députés pour le Parti démocratique au cours des années 80. Les parents vont décéder prématurément, la mère Anne Marie Catherine Faber le 19.1.1887 à l’âge de 54 ans, alors que les 5 enfants sont âgés entre 7 et 22 ans, le père Jean Lanners seulement 2 ans plus tard le 12.6.1889 à 57 ans. Ils ont été inhumés au cimetière le long de l’église paroissiale dans le tombeau de la famille Lanners, sur la partie du cimetière qui n’est plus utilisée et où les vestiges vont disparaître avec le temps. En 2010 le monument est toujours en place et la plaque rappelle le souvenir des époux Lanners-Faber. Huitième génération Comme nous l'apprend son acte de naissance, Jean-Pierre Lanners naît le 16.4.1865 à Niederfeulen.  | | Familysearch.org/recordsearch Feulen N 1833-1890 Image 736 | Il apprend le métier de tailleur chez son père, et semble avoir travaillé également chez un autre patron, puisqu’il est absent lors du recensement de la population de fin 1885. Lors du recensement de 1890 les parents sont décédés, Jean-Pierre a 25 ans et il habite la maison familiale comme chef de ménage avec son frère Nicolas et ses sœurs Anne, 18 ans, qui gère le ménage, Marguerite et la cadette Catherine qui a 10 ans. Un apprenti de 17 ans lui donne un coup de main. Sur la fiche de recensement la localisation de la maison est indiquée « Auf der Strasse ». Vers 1900 la maison aura le nom de son propriétaire, « Schnädder Jämm ». (Fanfare Feulen 1977, Feulen um die Jahrhundertwende, Jos. Reis p.195). Jean-Pierre Lanners épouse le 25.1.1893 Suzanne Threinen née le 28.7.1861 à Beckerich. Au moment du mariage, Suzanne avait encore son domicile à Versailles où elle était en service, à l’instar de beaucoup de jeunes filles luxembourgeoises, comme « Kammerjungfer », donc femme de chambre. Sa mère était originaire de Niederfeulen : Anne Koob avait épousé en 1850 Jean Nicolas Threinen, forgeron à Beckerich. Ci-dessous un extrait de l’acte de mariage :  |  | | familysearch.org/recordsearch Feulen NMD 1891-94 Image 53 M Lanners JP-Threinen Suz. 25.1.1893 |  | | Photo: Archives Claude Lanners | Le couple Lanners-Threinen est le premier dont il existe une photo de noces. C’est en même temps la première trace iconographique d’un Lanners. Les appareils photo de main n’étaient pas encore disponibles et les visites chez le photographe se limitaient aux événements exceptionnels. De plus il fallait se déplacer à Luxembourg comme en témoigne la griffe du photographe, le bien connu Charles Berhoeft. Le couple Jean-Pierre Lanners-Suzanne Threinen aura 5 enfants : 1. Madeleine Lanners (Descendants) née le 29.11.1893 épouse en 1918 Nicolas Maquil de Hovelange. Nicolas était géomètre dans les mines de fer de la société de Wendel à Hayange, Moselle et le couple s’installa à Neufchef. Deux enfants naîtront, Edmond en 1920 et Suzanne en 1923. Edmond sera enrôlé de force en Lorraine et entrera dans l’Administration des Contributions à Luxembourg où il brillera par sa compétence dans le service législation de la direction. Edmond épouse en 1945 Marie-Justine Hein. Leur arrière petit-fils Emil Hudecek est le premier représentant de la 13e génération des Lanners, du moins dans la famille de l’auteur. 2. Jean Lanners (Descendants) né le 27.12.1895 épouse en 1930 Hélène Reding de Niederfeulen. Fils aîné et maître-tailleur, il reprend l’atelier familial. Le couple aura 5 enfants : Denise (1932, religieuse Doctrine Chrétienne), Jeanne (1933), Pierre (1937), Marie-Thérèse (1939) et Berthe (1941). 3. Jean-Pierre Lanners né le 9.12.1897 épouse en 1926 Catherine Ley de Machtum. Maître-tailleur, il s’installe à Esch-sur-Alzette. Une fille naît du mariage en 1933, Mady. 4. Joséphine « Finny » Lanners née le 23.3.1900. Joséphine meurt à l’âge de 27 ans de tuberculose. 5. Eugéne Lanners né le 30.3.1903, le père de l’auteur. Suzanne Threinen décède à Niederfeulen le 4.9.1919 à l’âge de 58 ans. Jean Pierre Lanners continuera à vivre, et à travailler, dans le ménage de Jean et il s’éteindra le 15.1.1953 à lâge de 87 ans. A continuer...
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